Trop d’infographie tue l’information

Mon excellent ami Claude Aschenbrenner qui anime le site SerialMapper n’a pas pu résister à l’envie de me faire parvenir sa dernière trouvaille sur le net. Un véritable réquisitoire ironique sur la prolifération des infographies à faible valeur ajoutée…

Le réquisitoire britannique

Le réquisitoire britannique

Au travers d’une simple lecture verticale de l’expérience que Phil Gyford, un webmaster freelance d’origine britannique, retire d’une semaine d’exposition à différents média.
Il est évident que le constat qu’il dresse ne peut que s’apprécier à l’aune de l’humour anglais qui sait manier l’ironie avec tact.
Cependant, je ne peux que le rejoindre sur la conclusion qu’il tire. Nous sommes aujourd’hui plus souvent confronté à des restitutions graphiques qui s’inscrivent le plus souvent dans une recherche de pseudo-esthétisme ou d’innovation visuel au lieu d’une véritable refléxion sur la meilleure manière de mettre en lumière les éléments importants.
Ceux qui oeuvrent dans le sens d’une plus grande évangilisation aux bénéfices d’un choix éclairéde restitutions graphiques efficaces le savent bien, tant que nous ne disposerons pas de “Modèle exemplaire” à forte visibilité médiatique, cette science ne prendre pas pleinement racine en France.

Ce qui est pour le moins ironique car c’est notamment au remarquable travail d’un français - Jacques Bertin - père fondateur de cette discipline, ancien Directeur d’études à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) et auteur dès 1967 de la “Sémiologie Graphique” - que nous disposons aujourd’hui d’un vrai langage structuré de traitement de l’information visuelle.

Je vous invite à continuer la lecture verticale, la conclusion de Phyl ne s’apprécie pleinement que dans le dernier tiers de son oeuvre.

“Nul n’est prophète en son pays” dit l’adage… certes mais oeuvrons tous les jours pour changer les manières de penser.

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