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on 4 février 2010, 19:30,
by Bernard Lebelle,
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Graphiques.
J’ai eu du mal à le trouver mais pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances de la Visualisation de l’Information, je vous vous conseille de chercher le n°176 de Janvier du magazine Etapes: (design & culture visuelle).

Etapes: n°176
Revue de grande qualitée, avec en plus un grammage de papier qui en fait un bel objet, Etapes: se consacre au graphisme, au design… bref à tout ce qui touche à l’information visuelle sous toutes ses formes.
Le numéro 176 de Janvier est un must à rechercher et garder précieusement. Il est consacré à la visualisation de l’information en sollicitant des pointures en la matière.
Ne chercher pas à contacter le service client, ils n’en ont plus. Je vous recommande la page qui liste les librairies distribuant cette revue et de les contacter très rapidement… il est peut-être encore temps.
Au menu:
- une présentation de l’oeuvre d’Edward Tufte et de son influence sur le renouveau de cette discipline
- une interview de Manuel Lima, animateur du site Visual Complexity, présente différentes formes de visualisation de données dynamiques
- une échange très intéressant avec l’équipe du New-York Times, auteurs et responsables de nombreux graphiques innovants que j’ai souvent cité en exemple
Je vous souhaite une excellente lecture
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on 21 janvier 2010, 23:00,
by Bernard Lebelle,
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Graphiques.
Ceux qui ont lu le livre “Convaincre avec des graphiques efficaces” ne seront pas surpris, je suis convaincu que le recours aux représentations de type camembert (pie chart en anglais) et très souvent un mauvais choix. Pourquoi ? Parce que ce type de graphique est généralement mal conçu - parmi les erreurs les plus fréquentes citons :
- un trop grand nombre de secteurs
- aucune attention sur les angles de lecture
- un recours à la 3D qui brouille encore plus l’analyse visuelle
- une très mauvaise gestion des légendes et de l’affichage des valeurs
Cependant, représenter la répartition d’un univers sous forme d’un graphique dont la totalité des composants représenterait 100% de cet univers est parfois une nécessité. Cela permet de poser le décor et de mettre en relief les poids relatifs des différents composants de cet univers.
Une alternative existe, le “Camembert Carré” ou “Square Pie” en anglais. Je l’ai présenté dans le Chapitre 6 de mon livre ainsi que 75 autres graphiques de référence. Si l’on souhaite visualiser le résultat d’un sondage, il est possible de construire le graphique suivant:

Une représentation Square Pie sous Excel
Pour le faire sous Excel, nous allons utiliser 2 séries de données et un graphique en barres empilées.
En voici le principe : pour obtenir une forme carré contenant 100 éléments unitaires, nous devons dessiner un carré de 10 colonnes / 10 lignes. Nous utiliserons la couleur pour distinguer chacune des séries.
La problématique à résoudre est donc la suivante : combien de colonnes doivent contenir combien d’éléments pour visualiser l’intégraltotité de la série 1 ?
Plusieurs cas de figures sont possibles:
- Soit la valeur de la série 1 est inférieure à 10 et donc nous n’avons besoin que d’une seule ligne (même incomplète)
- Soit la valeur est supérieure à 10 et aussi un multiple de 10 : nous n’aurons donc que des lignes pleines
- Soit la valeur est supérieure à 10 et n’est pas un multiple de 10 : nous aurons besoins de lignes pleines et d’une ligne incomplète (donc des colonnes “hautes” par rapport aux autres)
Ces calculs sont obtenus :
- pour le nombre de Lignes pleines: à l’aide de la formule = ENT (Valeur Série 1 / 10)
- pour le nombre de Colonnes hautes : par différence entre la valeur de la série 1 et 10 x le nombre de Lignes pleines
Dans l’image ci-dessous, nous avons à droite le “moteur technique” qui va tester les valeurs de la Série 1, au milieu les différents valeurs des 2 séries qui seront utilisées pour le graphique (sur chaque colonne nous aurons toujours 10 unités au total par construction) et à droite le moteur graphique.

La mécanique de création d'un camembert carré sous Excel
Quelques précisions pour vous permettre de dupliquer ceci:
- La cellule L3 contient la valeur de la série 1, la cellule L5 calcul le complément pour arriver à un total de 100
- Les colonnes Q & R permettent le calcul de chacune des valeurs des séries 1 et 2 pour chacune des colonnes du graphique. Les formules sont illustrées sur cette image pour chacune des cellules Q12 et R12
- Le graphique des “barres empilées” a été personnalisé avec l’utilisation d’une forme graphique carrée comme “marqueur” et l’option d’empilement paramétrée pour 1 image = 1 unité (la bordure de chacune de ces formes est paramétrée en blanc pour faciliter la différenciation visuelle)
- Tous les éléments perturbateurs (axes des X, des Y, légendes etc…) ont été retirés
- 2 zones de textes ont été rajoutées et pointent sur les cellules M3 et M5 qui contiennent les libellés élaborés sous forme de chaines de caractères reprenant la valeur de chaque série exprimée en pourcentage.
- Le format carré de l’ensemble est obtenu par ajustement de l’aire et de la zone graphique par rapport à un “gabarit” de référence.
Une fois que vous assemblez le tout… Presto ! La mise à jour est automatique. Il ne vous reste plus qu’à déplacer les 2 zones de textes pour qu’elles soient correctement et harmonieusement positionnées dans le graphique.
Je reviendrai prochainement sur l’élaboration de Camembert Carré contenant 3 séries de données et plus…
Quoique souvent déçu par la qualité des graphiques produits par la presse gratuite, j’ai particulièrement apprécié l’illustration de l’évolution des taux immobiliers présenté dans le n° de 20 minutes de ce vendredi.

Evolution des taux immobilier
Je trouve cette construction sobre et élégante avec la mise en avant des éléments clefs de manière très adroite. Citons parmi ceux-ci :
- Le recours à 2 couleurs distinctes
- La légende directement insérée dans le graphique
- L’affichage des données quantitatives sur les moments clefs
- La distinction des années à l’aide d’une alternance de fond gris / blanc
- L’encadrement des courbes par des lignes de références (haut / bas) au trait gras et continue
- Un titre « conclusif »
Ce n’est pas bien sûr l’aspect esthétique qui est intéressant mais le fait qu’une telle conception puisse être assimilée en un minimum de temps par le lecteur.
On peut ainsi consacrer plus de temps à l’analyse des conséquences… Un gain de productivité individuelle non négligeable, non ?