Les cercles interactifs d’analyse d’activité

Les événements sportifs sont toujours extrêmement générateur d’information. Entre les performances individuelles, les performances collectives et la quantité d’indicateurs que l’on peut créer pour qualifier et décrire une rencontre, il n’y a que l’embarras du choix.

Certes les présentateurs télé & radio se chargent de vulgariser et décrire l’événement pour leur audience mais pour ceux qui souhaitent se faire leur propre opinion, en dehors de celle de spectateur passif, il est maintenant possible d’accéder à des outils d’analyse novateurs.

C’est le cas avec l’US Open ou avec l’aide d’IBM, un diagramme interactif de suivi de performances des joueurs a été mis en ligne ici. La représentation visuelle s’apparente au départ à un extrait de film de science fiction ou un écran d’analyse de la série “Les Experts”. Ceci souligne tout simplement l’importance grandissante de la visualisation de l’information au service de l’utilisateur.

L'US Open comme vous ne l'avez jamais vu !

L'US Open comme vous ne l'avez jamais vu !

Déroutant au premier abord, ce type de diagramme interactif permet, une fois que l’on s’est habitué à cette nouvelle grille de lecture, de rentrer dans le cœur de l’action et de la compréhension de chaque phase du jeu. Peut-être le début d’une nouvelle aire visuelle…

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2 Comments

  1. Très intéressant. Petite question: une mode de visualisation ne devrait-il pas être évident et se comprendre sans explication? Je rencontre souvent une certaine résistance face aux “bullet graphs” de S. Few quand j’essaie de les introduire à la place des camemberts (pie charts). Remarquez que l’élément d’habitude, voire même culturel dans le milieu des affaires, doit justifier en partie cette résistance.

  2. Bernard Lebelle Says:

    La résistance vient généralement d’un ancrage profond des habitudes visuelles. Nous sommes tous au départ conditionnés par la bibliothèque graphique disponible dans nos outils et les représentations utilisées au cours de notre cursus académique. Il y a donc un coût pour tout individu (au sens de la charge cognitive) à l’apprentissage d’une nouvelle représentation.

    Le respect des règles d’excellence graphique permet, a priori, de réduire cette charge cognitive. Sur des représentations traditionnelles cela se traduit par la compréhension immédiate de la situation. Sur de nouvelles représentations graphiques, cela se traduit par une assimilation rapide du nouveau concept.

    Pour la petite histoire, lors d’une mission chez un client, j’ai été amené à utiliser un diagramme en “code-barres” pour représenter la distribution d’un réseau de commerciaux en fonction du nombre de visites/an. Il a fallu effectivement une “bande-son” pour la lecture du 1er graphique mais immédiatement après, le PDG s’est fait écho de la pertinence du graphique et de la simplicité de lecture. Il disposait maintenant d’un nouveau support visuel pour comprendre et expliquer l’organisation commerciale… Je ne pense pas que l’on puisse faire l’économie pleine et complète de la première “bande-son”.

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