Savoir opter pour les bénéfices de l’imprécision

Au début de l’année, un article paru sur le site du MIT, ce prestigieux creuset de nouvelles technologies et d’innovation, vantait les mérites des ordinateurs imprécis. En partant d’un cas pratique, un algorithme de reconnaissance vidéo, ils ont tenté de démontrer que l’on pourrait se satisfaire de calculs imprécis, avec une marge d’erreur légèrement supérieure à zéro tout en obtenant un gain d’efficacité significatif.

Le postulat est audacieux, irrévérencieux par rapport à un monde de l’entreprise qui souhaite se doter de normes précises, de mesures exactes des performances et des risques encourus, et pourtant non dénué d’un certain bon sens..

En effet, rechercher la précision ultime, l’exactitude irréfutable, nécessite une dépense d’énergie considérable pour obtenir un tel résultat. La question qui est souvent éludée est bien celle du coût, de l’investissement pour obtenir une réponse exacte.

En prenant un peu de recul par rapport au monde du micro-processeur et en examinant le même postulat au niveau de l’entreprise, on pourrait se poser la question de la validité d’une telle dépense d’énergie (en moyens humains, techniques, informatiques…) par rapport à la criticité de certains indicateurs suivis.

Ne pourrait-on pas se satisfaire, dans certains cas bien précis qui devront être déterminés à l’aune des spécificités de chaque contexte d’entreprise, d’indicateurs “à peu près exactes” ? Ne pourrait-on pas alors réallouer l’énergie ainsi économisée à la sécurisation des indicateurs clefs et à l’exécution de la stratégie de l’entreprise ?

Image via Microsoft Online

Share/Save/Bookmark

Leave a Comment